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Fast fashion

Fast fashion et soldes

La crise du Covid-19 a énormément fragilisé l’économie et affecté des millions d’emplois, en particulier ceux du secteur de la mode et de l’habillement. La fermeture forcée des magasins a entraîné une forte baisse de chiffre d’affaires pour les groupes comme H&M et Zara causant, à l’autre bout de la planète, la mise au chômage de centaines de milliers d’ouvriers du secteur. L’objectif de ces multinationales est de compenser la perte engendrée grâce aux soldes, mais certains acteurs avancent déjà la possibilité de la fin du règne de la fast-fashion. Mais que ce cache-t'il derrière ce terme ?

 

L’émergence de la fast-fashion

Suite à différents accords internationaux et à la suppression de certaines restrictions au début des années 2000, le paysage de l’industrie textile mondiale s’est modifié, avec l’arrivée très compétitive des pays asiatiques sur le marché. Rapidement, les industries européennes et américaines se sont effondrées face à cette concurrence et ses prix imbattables, tandis qu’au même moment la consommation d’articles textiles à fortement augmenté. La fast-fashion déjà existante à l’époque, à l’image de Zara, a profité de ces changements et a pris l’ampleur qu’on lui connaît aujourd’hui.

Comprendre la fast fashion et ses impacts

Une mode rapide

La fast-fashion se caractérise par une production à grande échelle pour permettre un renouvellement des collections ultra rapide. Alors que les collections de haute couture et mode traditionnelle étaient rythmées par les saisons, aujourd’hui les marques comme H&M, Zara et consorts produisent plus de 10 collections par an. L’objectif : proposer des nouveautés à un coût abordable en permanence, afin d’inciter les consommateurs à remplir toujours plus leurs dressings.

 

Les conséquences de la fast fashion

Mais qui paye le prix de cette mode rapide et pas chère ?

Tout d’abord, les travailleurs. En effet, pour vous proposer un t-shirt à 4€99 tout en conservant une marge, les marques doivent faire des économies sur leurs chaînes de production, économies rendues possibles par l’exploitation des travailleurs, notamment asiatiques. On estime aujourd’hui qu’une personne sur six travaille dans l’industrie de la mode, en majorité des femmes, payées moins de 3€ par jour. Outre le fait que ce salaire ne leur permette pas de vivre convenablement, les employés de ces usines de production mettent également leur vie en danger en allant travailler tous les jours. Violences, absence de normes de sécurité, bâtiments délabrés, exposition à des produits chimiques, nombreux sont les abus que les employés ne peuvent dénoncer, sous peine de perdre leur emploi, ou pire.

 

C’est ainsi qu’ont lieu de nombreuses tragédies comme en 2013, où l’effondrement d’un bâtiment au Bangladesh, le Rana Plaza, a causé plus de 1100 morts et blessé plus de 1000 personnes. Contrairement à de nombreux autres incidents, cet événement aura bénéficié d’une couverture médiatique importante, permettant ainsi d’amener les consommateurs à se poser des questions sur les impacts de ce modèle. Néanmoins, la fast-fashion compte encore de nombreux adeptes, et les organisations internationales de défense des travailleurs peinent encore à faire adopter des solutions.

 

La planète est également une victime majeure de ce système. En effet, l’impact de l’industrie sur l’environnement est très important : produire toujours plus en utilisant des procédés qui polluent et consomment beaucoup de ressources détruit les écosystèmes. Près des usines, les eaux contaminées par les produits chimiques utilisés pour teindre et traiter les vêtements sont déversées directement dans les rivières aux alentours, les contaminant à leur tour. La culture du coton et la production de matières synthétiques sont également polluantes et gourmandes en ressources, ce qui contribue à la destruction de l’environnement.

 

De plus, la surconsommation de vêtements entraîne un défi environnemental majeur : nos dressings débordent, mais aussi les décharges ! La majorité de notre garde robe est composée de vêtements que nous ne portons pas ou avons très peu porté, et nous en jetons énormément. En moyenne, un français jette environ 11 kg de déchets textiles (vêtements, linge de maison et chaussures) par an, et moins de 2 kg sont collectés pour être recyclés ou réutilisés. Ce qui implique que les 9 kg restants finissent leur vie dans une décharge ou sont incinérés, alors que la plupart sont toujours en bon état.

 

Ce système de mode jetable n’est donc pas viable, et nous devons aujourd’hui accorder plus d’importance à la manière dont nous consommons les vêtements.

Les alternatives à la fast fashion

Depuis quelques années, des initiatives émergent pour contrer la fast-fashion, et les mouvements mettant en avant une mode plus durable et responsable prennent de l’ampleur. Marques éco-responsables, associations militantes, retour en force du Made in France... Nous vous proposerons sur le blog une série d’articles pour que vous puissiez découvrir ces initiatives, ainsi que des créateurs uniques et engagés qui prônent qu’une mode plus respectueuse de l’environnement est possible.

 

Passionnée de mode depuis toujours, j’ai pris conscience de l’impact écologique engendré par cette industrie, c’est pourquoi je fais aujourd’hui tout mon possible pour encourager et partager des initiatives éco responsables. C’est dans cette optique que j’ai lancé Maison Eloïse, une friperie en ligne, avec pour objectif de promouvoir et démocratiser l’usage de la seconde main. Le concept ? Je chine pour vous des pièces intemporelles, élégantes et féminines, je les remet à neuf et vous les propose à des prix justes.

 

Vous retrouverez bientôt mes sélections spéciales sur le blog Dress Me Up !

 

 

Cet article a été rédigé par Laurine Pavageau

Laurine Pavageau a écrit l'article Fast Fashion pour le blog Dress Me Up

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